Les métiers

DE L’ARTISANAT

1er booster des entreprises

Quel statut juridique choisir pour être freelance ?

Vous pensez vous lancer dans cette belle mais difficile aventure qu’est le freelancing, mais vous voilà déjà devant faire face aux premières hostilités ? L’administratif est souvent la partie qui rebute le plus avant de se lancer.

Pourtant ce n’est pas très difficile et nous avons justement résumé pour vous, les différents statuts juridiques qui s’offrent à vous, leurs avantages et leurs inconvénients pour vous aider à faire le bon choix !

En effet, le freelance doit choisir un statut juridique afin de créer son entreprise et il est important de bien choisir le statut que vous convient, selon l’activité que vous souhaitez lancer. En effet, ils ont chacun leurs spécificités, et peuvent convenir plus ou moins à vos projets. Vous pouvez exercer en nom propre, en EIRL, en société unipersonnelle EURL ou SASU….

Beaucoup de possibilités donc, que nous allons vous expliquer au mieux pour faciliter toutes vos démarches !

L’entreprise individuelle

Voilà en quelque points ce en quoi vous engage l’entreprise individuelle :

  • En optant pour ce statut, votre patrimoine personnel n’est pas à l’abri en cas de difficultés, à l’exception de la résidence principale et des biens immobiliers faisant l’objet d’une déclaration d’insaisissabilité.
  • Les formalités de création de l’entreprise individuelle sont très simples et peu coûteuses (seulement les frais de greffe).
  • Vos bénéfices sont en principe imposés directement à votre nom l’IRPP sans possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés.
  • Vous pouvez opter pour le régime micro-entreprise ou le régime auto-entrepreneur.
  • Vous serez affilié au régime social des travailleurs indépendants dès la création de l’entreprise.
  • Vous ne pouvez pas vous verser de dividendes.
  • En cas de cessation d’activité, les formalités sont simples et peu coûteuses.

EIRL : entreprise individuelle à responsabilité limité

Concernant l’EIRL, voici ce que vous devez retenir :

  • En optant pour ce statut, votre patrimoine personnel est à l’abri en cas de difficultés. Seuls les biens affectés à votre activité professionnelle sont saisissables par les créanciers professionnels.
  • Les formalités de création sont similaires à celles de l’entreprise individuelle, donc très simples et peu coûteuses (seulement les frais de greffe). Il faut toutefois établir une déclaration d’affectation et compléter un imprimé P EIRL.
  • Vos bénéfices sont en principe imposés directement à votre nom l’IRPP mais vous pouvez opter pour une imposition à l’impôt sur les sociétés sans limitation de durée.
  • Vous pouvez opter pour le régime micro-entreprise ou le régime auto-entrepreneur.
  • Vous serez affilié au régime social des travailleurs indépendants dès la création de l’entreprise.
  • Si vous avez opté pour l’impôt sur les sociétés, vous pouvez vous verser des dividendes qui seront compris dans la base de calcul de vos cotisations sociales.
  • En cas de cessation d’activité, les formalités sont simples et peu coûteuses.

EURL : entreprise unipersonnelle à responsabilité limité

Passons maintenant à l’EURL et à ceux que vous devez en savoir :

  • En optant pour ce statut, votre patrimoine personnel est à l’abri en cas de difficultés, sauf si des fautes de gestion grave ont été commises dans vos fonctions de gérant.
  • Les formalités de création de l’EURL sont plus ou moins compliquées (selon vos connaissances en matière de création d’entreprise) et un budget est à prévoir (annonce légale, frais de greffe, honoraires du professionnel mandaté pour créer la société)
  • Vos bénéfices sont en principe imposés directement à votre nom l’IRPP mais vous pouvez opter pour une imposition à l’impôt sur les sociétés sans limitation de durée.
  • Vous pouvez opter pour le régime micro-entreprise si vous êtes gérant associé unique personne physique (loi Sapin 2).
  • Vous serez affilié au régime social des travailleurs indépendants dès la création de l’entreprise.
  • Si vous vous rémunérez, vous ne devrez pas établir de bulletins de salaires.
  • En tant que travailleur indépendant, vos dividendes sont soumis aux cotisations sociales.
  • En cas de cessation d’activité, les formalités sont complexes et coûteuses.

SASU : société à actions simplifiée unipersonnelle

Et enfin, nous terminons pour la SASU et ce qu’il faut noter :

  • En optant pour ce statut, votre patrimoine personnel est à l’abri en cas de difficultés, sauf si des fautes de gestion grave ont été commises dans vos fonctions de président.
  • Les formalités de création de la SASU sont plus ou moins compliquées (selon vos connaissances en matière de création d’entreprise) et un budget est à prévoir (annonce légale, frais de greffe, honoraires du professionnel mandaté pour créer la société).
  • Vos bénéfices sont en principe imposés à l’impôt sur les sociétés mais vous pouvez opter temporairement, pendant 5 exercices maximum, pour l’imposition directe des bénéfices à votre nom à l’IRPP.
  • Vous ne pouvez pas opter pour le régime micro-entreprise ou le régime auto-entrepreneur.
  • Vous serez affilié au régime général de la sécurité sociale si vous vous rémunérez.
  • Si vous vous rémunérez, vous devrez établir des bulletins de salaire.
  • Vos dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales.
  • En cas de cessation d’activité, les formalités sont complexes et coûteuses.

Maintenant que vous savez tout sur les statuts juridiques qui s’offrent à vous, il ne vous reste plus qu’à faire le bon choix ! Évidemment, ce n’est pas si simple et même si après avoir consulté cet article, vous avez encore des questions c’est bien normal.